de François Zabaleta

Pendant quelques mois, je suis allé voir des gens sédentaires. Je leur ai demandé de me parler de leur vie, de l'emploi du temps de leurs journées. Ce sont des gens qui passent leur vie chez eux. Qu'ils y soient obligés ou non n'est pas important. Ce qui compte ici c'est la façon dont ils s'accommodent de leur sort ce qu'ils en font, n'en font pas. Comment ils trouvent ou ne trouvent pas leur salut loin de leurs prochains. "Le concept de solitude, dans le film de Zabaleta, est d'abord visuel. S'il y a des personnes – des personnages – elles sont toujours seules dans le plan, isolées, coupées des autres et du monde. Les autres, on le sait depuis longtemps, c'est l'enfer. Mais ici, dans le film de Zabaleta, il n'y a pas d'enfer, ni de paradis d'ailleurs. La solitude de Zabaleta ne renvoie pas à cette opposition-là. Elle est étrangère à la souffrance, comme elle ne signifie pas la joie." JEAN-PIERRE CARRIER, LE CINÉMA DOCUMENTAIRE DE A À Z. BONUS : SOUVENIR ÉCRAN (16 minutes, 2016).

Durée : 96 minutes
Année : 2020